| Confluences Musicales : Appel à soutien |
| Lundi, 20 Février 2012 17:08 |
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Confluences Musicales Appel de soutien
Le projet sociétal de l’INDH (initiative nationale pour le développement humain) a vu le jour grâce à la volonté de Sa Majesté le Roi. Il s’agit d’impliquer la société civile en tant que force active au service du développement national. En d’autres termes, que celle-ci mette la main à la pâte; et ceci indépendamment des projets menés directement par l’état, avec l’appui officiel du Palais et du gouvernement. Cela est formidable pour un pays qui veut créer un modèle unique de démocratie, évitant ainsi l’épreuve de force avec le peuple. C’est un printemps arabe pacifique qui servira d’exemple à plusieurs nations. Force est de reconnaître que ce processus n’aurait pu voir le jour sans la gouvernance du Maroc par un Roi jeune, dynamique et ouvert aux changements, mais vigilant quant aux mouvements qui voudraient nuire à notre pays, et le faire sombrer dans une vague de violence aveugle et dévastatrice plongeant la population dans un climat de méfiance et de désolation qui laissera des traces indélébiles dans la mémoire des générations montantes. Notre questionnement concernant l’INDH est le suivant. Une fois les projets réalisés, je fais allusion à la partie construction, restauration ou réaménagement, les associations, les fondations et les ONG, en général, auront-elles les moyens de faire vivre ces projets ? Si on s’appuyait uniquement sur les donations des mécènes, qui se font de plus en plus rares, très vite ces projets avanceraient vers une mort certaine. Je dirais même que pour plusieurs projets d’état, les beaux bâtiments flambants neufs à leur livraison, se trouvent dans un état lamentable après juste une année de fonctionnement. Pourquoi ce laisser-aller ? Est-ce une fatalité dont nous avons héritée ou est-ce que c’est écrit sur notre code génétique ? La rigueur dans le travail, l’efficience dans les actes et la pertinence doublée d’une célérité dans les décisions seraient elles l’apanage des autres nations ? Nos homologues d’autres pays agissent et produisent avec l’aide des institutions quand nous, nous sommes toujours à la peine. Serions-nous condamnés à rester en queue de peloton quand on dispose d’un patrimoine semblable à celui de notre pays, le Maroc ? Nous n’avons rien à envier aux autres, nous avons le potentiel humain, intellectuel et artistique pour propulser notre pays vers les cimes des nations civilisées; il faut seulement laisser agir la compétence, l’intégrité morale et l’audace.
Historique Ayant vu le jour en 2004, Confluences Musicales, n’a cessé d’explorer les différents champs de l’univers musical. Notre première action était notre installation à Borj l-Hajoui, connu à l’époque comme Bab l-Marsa. Le bâtiment, classé « monument historique de la ville ! », tombait en ruines et abritait des individus peu recommandables qui se livraient à un trafic louche, menaçant ainsi la quiétude du site et la sécurité des riverains. En peu d’années et grâce au soutien de l’APDN et celui de quelques personnalités influentes de Rabat, Casa et Tanger, nous avons pu restaurer et réaménager une partie du Borj pour y développer nos projets qui s’articulent autour de plusieurs pôles. Cependant, il nous a fallu quatre années pour avoir la reconnaissance de la Wilaya sous forme d’un arrangement bilatéral. A partir de 2008 notre association va connaître un nouveau départ en harmonie avec les grands chantiers qui se profilaient sur la capitale du nord. Grâce à la candidature à l’expo 2012 et grâce à un directeur du CRI intelligent, notre association fut projetée au premier plan. L’installation de Carlos Paniagua, luthier espagnol de renommée internationale, et de son épouse Begoña Olavide, cantatrice, arabisante et spécialiste des musiques médiévale et arabo-andalouse, dans les locaux de Confluences Musicales, a joué un rôle déterminant pour l’action menée par notre association dans la consolidation de l’axe Maroco-espagnol. La position stratégique et historique de Borj l-Hajoui au cœur de la médina de Tanger a attiré beaucoup de monde. Durant ces années nous avons accueilli des personnalités du monde politique tels que Gustave XVI, roi de Suède, Felipe Gonzalez, ancien président d’Espagne, Irène de Grèce, Sœur de son altesse Doña Sofía, reine d’Espagne, Driss Jettou, ancien premier ministre du Maroc, Sabir Aghabayov, ambassadeur d’Azerbaïdjan, Haluk Ilicak ancien ambassadeur de Turquie, les ambassadeurs des pays asiatique, les ambassadeurs des pays arabo-musulmans, quelques hommes d’état d’Afrique, … et du monde culturel tels que Juan Goytisolo, écrivain espagnol, Pedro Almodovar, cinéaste espagnol, Jean Pierre Elkabach, journaliste français, Nicole Avril, écrivaine française, Mahmoud Guettat, musicologue tunisien, Laurent Aubert, musicologue Suisse… Ce contexte favorable nous a encouragés à lancer le projet « tarab tanger, festival des musiques traditionnelles du monde ». De la première édition en 2009 jusqu’à la troisième en 2011, les efforts de notre association seront sollicités jusqu’au bout, endossant tous les risques. On croyait qu’il suffisait de réussir une activité pour résoudre son problème financier ! Hélas nous avons appris que les promesses et les discours peuvent fondre comme neige au soleil au moment ou l’on s’y attend le moins. Ce n’est ni de l’ingratitude ni de l’exagération ni un discours désobligeant. C’est un tableau qui reflète les sacrifices que nous ne cessons de consentir afin de participer à l’animation de la perle du détroit. Grâce au travail remarquable de l’ancien directeur du CRI nous avons pu sauver la première édition et en partie la deuxième. Et grâce à l’ambassade d’Espagne/ AECID nous avons sauvé la deuxième et troisième édition. Heureusement, des organismes tels que la Région de Tanger-Tétouan, la Commune Urbaine de Tanger et le Ministère de la Culture commencent à apporter un soutien substantiel. Il va sans dire que le haut patronage de Sa Majesté, pour la troisième édition, y est pour quelque chose ! Quant à l’ONCF, l’APDN, les instituts Cervantès et Français de Tanger-Tétouan, ils ont cru en nous dès la première édition. Pour 2011, nous saluons l’entrée de la RAM, la CDG, Méditel et la chaîne de télévision 2M. Les autres sponsors fidèles sont la Société Générale et Aluminium du Maroc. En nombre, cela fait beaucoup de sponsors mais en chiffre monétaire on arrive difficilement à joindre les deux bouts.
Descente du makhzen, 05-05-2011 Cette construction fonctionnait avec ses hauts et ses bas jusqu’aux élections du 25 novembre 2011. Alors que notre pays, dans son intégralité se prépare à une vraie démocratie, l’association Confluences Musicales s’est trouvée dans le collimateur du makhzen qui a fait une descente en bonne et due forme, fidèle aux vieilles règles de cette institution. Un premier décembre, alors que j’étais sur scène pour un concert à Casablanca avec une assistance d’élite comme Nouzha Skalli, ministre du développement social de la famille et de la solidarité et l’ambassadeur d’Algérie, je reçois un coup de téléphone de l’éternel mqaddem, agent efficace du système, exigeant que je vide sur le champ tous les locaux du Borj ! Terrassé, stupéfié, consterné, mais surtout hors de moi-même j’ai dû calmer le jeu pour ne pas rater mon concert. Quelques jours plus tard j’ai eu droit à une visite officielle chapeautée par la kaida, responsable de l’INDH, en compagnie du kaid du district ainsi que du chef des mqadmiyya ou cheikh ayant pour objectif la fermeture avec évacuation du matériel ayant servi aux besoins du festival et la confiscation des clefs d’une partie du Borj. N’ayant pu résister à cette épreuve de force, j’ai remis les clefs. Comme le bâtiment revient de droit à la commune urbaine de Tanger, j’ai saisi la mairie pour récupérer de nouveau les clefs. Entre temps, on devait préparer les locaux pour recevoir le vernissage des peintres de Tanger dans le cadre d’une manifestation internationale organisée par l’association Al-Boughaz autour du thème « Tanger, la ville mythique et ses ports : quel rapport ? » du 08 au 10 décembre2011. Aujourd’hui, vendredi 03 février, « Confluences Musicales » étant en pleins préparatifs pour la fête du Mouloud qui aura lieu au siège de l’association à 19h30, voilà que pour la deuxième fois, le Makhzen récidive et refait sa descente pour mettre sous scellé une partie des locaux du Borj, alors que le bâtiment appartient à la Commune Urbaine de Tanger qui nous a autorisé à exercer nos activités dans la partie nouvellement restaurée depuis juin 2011, date de notre troisième édition de « tarab tanger, festival des musiques traditionnelles du monde ». Juste après la première descente qui eut lieu le 05 décembre 2011, « Confluences Musicales » a rédigé un communiqué destiné à la presse, mais elle a cru opportun de ne pas le diffuser parce que les locaux ont été rouverts par l’autorité et nous avons continué nos activités normalement. Cette fois-ci, sans avis préalable, nous avons été surpris par l’intrusion d’un staff important du Makhzen qui a commencé à défoncer les serrures des portes à l’aide d’un gros marteau. Des cadenas nouveaux étaient prévus pour remplacer ceux de l’association. Outrés par ce comportement digne de la période antérieure à la nouvelle constitution dont nous sommes fiers et que nous devons grâce à la démarche éclairée de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, que Dieu le glorifie, qui a redonné l’espoir à des millions de marocains lassés par le statut antérieur, nous avons décidé de révéler cette affaire à l’opinion publique et nous en assumons les conséquences. De deux choses l’une : ou bien nous mettons la main dans la main avec l’autorité pour construire un Maroc meilleur ou bien c’est l’autorité qui continuera de décider à notre place et dans ce cas la société civile pourra présenter sa démission. Si une issue honorable n’est pas donnée à cette affaire, Confluences Musicales suspendra ses activités en attendant des jours meilleurs ! Jusqu’à quand la société civile devra t’elle subir le dictat du makhzen ? N’y a-t-il que la logique de la force pour nous formater ? En tant qu’individu, en tant que citoyen, en tant qu’acteur de la vie sociale à l’intérieur de nos frontières et même à l’extérieur et en tant qu’intellectuel de cette ville, quel respect ai-je mérité de la part de ceux qui détiennent les rênes du pouvoir ? Finalement, ai-je bien fait de retourner au bled quand j’avais la possibilité de vivre sous d’autres cieux ? J’ai pour ambition et comme projet la création d’un musée des instruments de musique traditionnels à Tanger, profitant de l’inestimable expérience de Carlos Paniagua qui depuis 2005 mène un combat décisif pour la survie de notre projet associatif. Hélas il commence à désespérer devant la léthargie de nos organismes et menace de retourner en Espagne faute d’activité. Que faut-il pour convaincre les décideurs ? Jusqu’à quand la culture restera t’elle le parent pauvre des besoins vitaux de la société ? Faut-il toujours que le coup d’alarme vienne de l’étranger ? Pourquoi nos valeurs traditionnelles trouvent elles plus de considération ailleurs ? Voilà, après cette petite dissertation je voudrais tendre la main et me joindre à vous pour qu’ensemble nous construisions un monde meilleur autour de nous. Quoi de plus valeureux que notre tradition culturelle en général et musicale en particulier pour retrouver nos valeurs, notre estime de soi, notre équilibre mental et croire de nouveau au potentiel des futures générations pour lesquelles nous devons incarner le modèle. Tanger, 03-02-2012
Activités de Confluences Musicales : · Atelier de lutherie avec Carlos Paniagua et Issam Gharbaoui. · Exposition réduite de quelques instruments de musique et quelques portraits des maîtres de la musique arabo-andalouse du Maroc. · Bureau administratif de l’association. · Petite bibliothèque et bureau de secrétariat. · Salles de répétition pour les groupes suivants: Rawâfid (12-20 musiciens)/ Bachir Benyahya (20-30/ musiciens)/ Rachid Tsouli (20-30/ musiciens). · Salles polyvalentes pour les programmes de Rawâfid al-Khamîs et al-Jumu’a, concerts à titre gracieux hebdomadaires chaque jeudi et chaque vendredi. Pour chaque prestation nous avons un public entre 60 et 120 personnes, et de temps à autre des délégations ou représentations d’organismes internationaux. · Rangements pour les instruments de l’association et des musiciens, les matériaux de fabrication des instruments et pour le matériel du festival. · Buvette pour les besoins de restauration. · Organisation d’expositions ponctuelles de tableaux, de sculptures et autres dans les salles polyvalentes. · Organisation de conférences et présentations des livres qui s’intéressent à la musique traditionnelle. · Apprentissage de musique pour les jeunes, tous les mercredis et dimanches. · Accueil sporadique de quelques visiteurs de marque envoyés par les organismes avec lesquels nous entretenons des relations de coopération. Accueil sporadique de quelques touristes de la médina de Tanger qui nous connaissent via Tanger-Pocket ou notre site web ou simplement quand ils sont de passage près du Borj qui constitue la sortie vers le vieux port de Tanger. · Utilisation de nos salles par d’autres associations comme « Al-Boughaz », « Musique pour la Paix » et COSPE ou par des organismes officiels comme la Wilaya de Tanger et la Commune Urbaine de Tanger. · Assurer le gardiennage et la propreté du lieu. · Diffusion permanente de nos activités sur face book : taper « Confluences Musicales ». · Site spécifique du festival : www.tarabtanger.com · Site de l’association : http://tangier.free.fr/confluencesmusicales
________________________________________________________________________________ Confluences Musicales, Borj l-Hajoui, 1, angle rue Kaa-Dar Dbagh., médina de Tanger Téléfax: 0539334520/ GSM: 0661082461 /0661040773 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |