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Avis de Tanjaouis...
La ville ou le regard s'inverse
Mercredi, 27 Janvier 2010 08:59

La ville ou le regard s'inverse

PAR MARC ROGER

Tanger. La ville où le regard s'inverse. De ma chambre d'hôtel. Le rocher de Gibraltar. Au loin, par la fenêtre. L'Europe en convoitise. Deux heures de ferry-boat. Sur les eaux du détroit. Couleur d'huître. Bleu cobalt. Ou limon. Dans des creux de quatre mètres. Pour franchir le miroir.Ici, comme en Espagne. Les dépressions se suivent. D'ouest en est. La cohue des nuages ne cesse. Pas le temps de choisir. De rejoindre la mer ou la terre. Sur lequel continent faire sa route d'eau douce. La pluie tombe. Hommes grouillent. Comme averse de vies dans les rues qui descendent toutes au port. Les chauffeurs de voiture considèrent le piéton du point de vue du pare-choc. Empêcheur de vitesse où d'avance rien ne bouge dans des rues trop étroites. L'heure de pointe klaxonne. Siffle. Aux lèvres d'agents vigoureux dans les gestes. Les bourrasques décoiffent. Gonflent le capuchon des djellabas. Aux terrasses. Ils sirotent. Malgré le vent. Malgré le froid. Quelques thés à la menthe ou verres de café con leche. Une cuillère de plastique à la main. Du troisième de l'hôtel, je regarde. En mangeant une boîte de maïs espagnol. Me demande. Si c'est cela le voyage.

 

 

« ... ainsi qu'il le déclarait, une autre différence notable entre le touriste et le voyageur réside dans le fait que le premier accepte sa propre civilisation sans objection, alors que le voyageur, lui, la compare avec les autres et en rejette les éléments qu'il désapprouve.»

 

Paul Bowles aux premières pages de son roman Un thé au Sahara.

 

 

Regard-vers-l-Europe©Marie-Pierre_Chazel.jpg
©Marie-Pierre Chazel

 

 

Dès mes premières lectures, devant des classes d'adolescents, la différence me saute aux yeux. Le calme. La politesse. Enfin, la qualité d'écoute. Je revis. L'oralité profonde renaît au fil des pages. Mon énergie revient de même à la lecture d'un mail reçu ce jour - bonjour, je suis un élève que j'étudie à tanger à école nour d'après l'institut unisco, je sais votre biographie depuis quand vous avez visiter notre école. J'ai aimé votre manière de lecture car vous avez l'expériance. vous etes courageux d'après votre voyagé tout seul et votre ane dans les forets et les montagnes et les compagnas. Vous avez dit que quand il fait beau, vous dormez chez un agriculteur sur la paille. Je vous propose qu'on devient les deux des amis et que vous me contactez. Je m'appelle mohamed reda dahdah. merci de votre meilleure lecture. Je vous propose de devenir un écrivain des histoires d'enfants en meme temps vous le lisiez aux enfants. S'il vous plait réfléchissiez à ce que je vous avez dit.

 

 

Poème

marc notre meilleur écrivain
qui aime la lecture
mais peut etre, il aime l'écriture
qu'est ce que vous faites maintenant,
avec votre fort ane Babel ?
Qui traverse des mille des kilomètres

Dialogue imaginaires avec marc roger

Ecriviez-vous des histoires ?
Non
Pourquoi ?
J'ai beaucoup d'autres choses à réaliser
On te supplie de nos écrire des contes
Je ne sais pas eeeeee.... je vais réfléchir ... d'accord........... fin

J'aime la lecture comme marc roger

 

 

Marc-Roger-a-Tanger©Pedro-Ruiz.jpg
©Pedro Ruiz
Extraits de LA MERIDIENNE DU GRIOT BLANC : suivez le periple de marc par ses textes, ses photos, ses poemes ; toute son incroyable equipee, passee à tanger.
 
Tanger et…. La place du grand Socco.
Mercredi, 25 Novembre 2009 10:34
Tanger et…. La place du grand Socco.

Internationalement connue, lieu de rendez-vous incontestable, la place du Grand Socco reste aujourd’hui comme par le passé, un lieu chargé d’histoire qui pourtant reste bien vivant encore aujourd’hui.

Qui n’est pas allé voir la Place du grand Socco, lors d’une visite à Tanger ?? Cette place fait partie de la ville et de son histoire. Elle divise Tanger en deux, entre la ville ancienne, mythique, sa médina et ses ruelles étroites, et la ville nouvelle, européenne construite autour de larges boulevards.

La place du Grand Socco est l’épicentre de la vie tangéroise. Ce n'est pas un hasard puisque c’est là que Mohamed V a prononcé son fameux discours de 1947, appelant à la fin du Protectorat. Là où en 1875, il n’y avait qu’une grande esplanade de terre où les caravanes de chameaux ainsi que des centaines d’ânes, de mulets et de bovins venaient décharger les produits des campagnes et des montagnes, et se reposaient avant de reprendre la route. A l’époque, se situait ici la seule porte de la ville, qui se fermait le soir sans laisser la moindre chance aux retardataires de trouver un abri pour la nuit.

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De Hafa a Hafa par Lotfi Akalay...
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Vendredi, 30 Octobre 2009 12:40

Lotfi-Akalay2De Hafa à Hafa



A Tanger, le café Hafa compte parmi les objets de curiosité qu’il faut avoir vus. Quand un étranger me demande de l’y accompagner, je me fais l’effet d’un faux guide à la recherche d’un pourboire. Seulement moi, j’ai ma dignité, que diable ! Les pourboires, je n’en veux à aucun prix, sauf, bien entendu, quand l’euro dévoile sa jolie face nickelée. Sa pile aussi. La monnaie européenne est aussi recherchée que le Graal, et à force de grimper vers des cimes himalayennes, elle a fait de nous un peuple d’alpinistes. Les touristes, je les repère de loin. Signe particulier ? au bras un tatouage, à la main, une bouteille d’eau minérale espagnole, aux pieds, des tongs bouseux, et repérables surtout à leur poche qui est une caverne d’Ali Baba remplie de pièces et de billets, lesquels me permettront un jour prochain de financer mon voyage vers le paradis d’outre détroit.
Les Européens voient en nous des miséreux cherchant à fuir le Maroc. C’est faux ! Quand Christophe Colomb et Magellan ont pris le large, les a-t-on accusés de fuir l’Italie, l’Espagne ou le Portugal ? On dit aussi que c’est le désespoir qui est à la source de nos voyages. Archi-faux ! c’est même le contraire. Quand on prend place dans une embarcation de fortune où on peut tenir à quarante à condition de ne pas s’y trouver tous en même temps, on ne rêve que d’une chose : passer de Scylla en Charybde. C’est ça l’espoir des désespérés. Traduit en tangérois, cela consiste à faire un saut périlleux de la police marocaine à la guardia civil espagnole, autant dire d’accomplir une culbute copernicienne. Je ne dis pas que les policiers marocains sont des brutes sanguinaires et les européens des angelots échappés du plafond de la chapelle Sixtine ; non, il faut introduire quelque nuance et éviter les jugements à l’emporte-pièce. Les flics de chez nous ne violent pas les droits de l’homme, c’est tout juste s’ils s’abandonnent à quelques irrésistibles attouchements par-ci par-là, de préférence sur notre nez, histoire de vérifier la solidité de son cartilage au contact de leurs phalanges. Tandis qu’en Europe, les gardes-frontières qui nous accueillent sont tout sourire tout en montrant des crocs d’une éclatante blancheur d’albâtre, et tout en restant polis selon la recommandation de Roosevelt pour qui « il faut parler tranquillement tout en portant un gros bâton ».


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Souvenirs (1)
Note des utilisateurs: / 4
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Dimanche, 06 Septembre 2009 18:33

J'aimerais relater quelques souvenirs, plutôt certains lieux qui se sont effacés par la force des choses. Au cap Spartel, non loin du phare, il y avait une petite auberge perchée sur le flanc de la montagne, elle dominait la vue sur la mer de part et d'autre du phare. Le gérant était un belge assez agé lorsque je l'ai connu durant les années 1964 et 65. Il était seul, avec une chèvre qui montait la garde à l'entrée de l'auberge. Vers 1970 la dite auberge a été remplacée par un café restaurant qui existe a ce jour, agrandi depuis. La vue est toujours imprenable. les gens ont changé mais le phare, la mer et la forêt sont toujours là témoins de l'histoire de ces lieux.

El hachmi Belahsen - 3 septembre 2009.

cap

 
Point de vue (cinquieme partie)
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Mercredi, 12 Août 2009 18:45
Certaines réactions à  l'éditorial de Dounia News n° 928 "Le réveil de Tanger", me sont parues à sens unique et pas du tout, objectives. L’intitulé « Le réveil de Tanger » porte en lui, le sujet abordé. Si on traite de réveil, je ne comprends pas pourquoi alors se limiterait-on à déballer tous les maux que connait cette ville, comme du reste, toutes les autres du Maroc.  C’est ce qu’ont fait messieurs Sarie, Réda de Marseille et Majid Taibi qui aime se qualifier de Magique.
Je ne suis tangérois que depuis une dizaine d’années et chaque fois qu’on me demande comment est Tanger, je m’empresse de répondre : « Bien, c’est nettement mieux qu’avant ».
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